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La pose d’une chambre implantable (CIP) ou PAC

Par le Docteur Julienne à la Clinique Turin Paris 8ème

Qu’est ce qu’une chambre implantable ?

KYSTE AVEC ORIFICE

C’est un système constitué d’un cathéter relié à un petit boitier creux (chambre d’injection), implanté sous la peau. Le cathéter, flexible et fin, pénètre dans une veine périphérique et descend jusque dans la veine cave supérieure.

A cet endroit, le débit sanguin est important, permettant des injections dans le boitier sans risquer une irritation de la veine.

La CIP évite les ponctions de vos veines superficielles (bras, mains, le plus souvent) en permettant un abord veineux permanent par simple ponction de la chambre à travers la peau. L’aiguille peut être laissée en place sous un pansement, le temps nécessaire.

La CIP est utilisé dans des cas très divers : transfusions répétées, injection de médicaments (chimiothérapies, antalgiques, antibiotiques…), rarement prélèvements sanguins.

Comment va se dérouler l’intervention ?

Avant l’intervention

Il y a une consultation préopératoire avec le chirurgien. L’intervention réalisée sous anesthésie locale, il est nécessaire d'obtenir, certes un consentement éclairé du patient, mais plus encore, une adhésion en confiance avec le chirurgien, pour l'intervention envisagée.

Celui-ci montre le dispositif implantable en consultation car en général c'est ce que l'on ne connaît pas qui est source de peur.

Par ailleurs, un certain nombre de données seront précisées.

Le dispositif sera mis en place lors d’une intervention chirurgicale au bloc opératoire.

Vous n’avez pas besoin d’être à jeun, puisque l’intervention a lieu sous anesthésie locale. Mais il y a toujours, à la demande du patient, la possibilité d'une anesthésie générale même si celle-ci reste rarissime en raison notamment du climat de confiance instauré.

Evitez de garder vos bijoux, n’apportez pas d’objets de valeur (carte bleue, chéquier, etc.), enlevez maquillage et vernis.

Si vous êtes sous anticoagulant, pensez à prévenir votre chirurgien à la consultation préopératoire, pour pouvoir aménager le traitement.

révenez-le également d’une chimiothérapie récente ou d’une affection qui pourrait perturber votre taux de globules blancs ou votre coagulation.
A votre arrivée dans le service, il vous sera demandé de prendre une douche avec un antiseptique et de revêtir une blouse de bloc opératoire.

Une prémédication vous sera donnée durant l’heure précédent le bloc opératoire sous forme d’un patch d’anesthésiant transcutané, d’un sédatif léger et de d’un antalgique.

Pendant l’intervention

Durant la pose (de 20 à 35 mn), vous êtes allongé et immobile L’intervention se déroule sous anesthésie locale qui ne supprime pas la sensation du toucher, mais celle de la douleur. Vous pouvez communiquer avec le chirurgien ou la panseuse durant toute l’opération.

Dans un premier temps le cathéter est inséré dans une veine superficielle (jugulaire externe ou céphalique) et sa position est contrôlée par une radiographie. Dans un second temps le boîtier est mis en place sous la clavicule et relié au cathéter.

L’ensemble du dispositif est finalement situé sous la peau. En dehors de cicatrices très courtes, de 2 à 4cms selon le lieu d’implantation, une simple voussure est visible au niveau du boîtier.

Exceptionnellement, et cela sera décidé en consultation préopératoire, il peut être préférable de réaliser la mise en place du dispositif, en service de radiologie, en ponctionnant directement la grosse veine jugulaire interne sous échographie.

Après l’intervention

L’intervention nécessite donc quelques heures d’hospitalisation en ambulatoire et permet s’il en est besoin une utilisation immédiate du dispositif.
Les douches sont à éviter pendant 3 à 4 jours et les bains pendant une dizaine de jours.

Des pansements simples sont nécessaires pendant ce temps jusqu’à l’ablation des fils (lorsqu’ils ne sont pas résorbables), à J10.

Une gêne locale, les premiers jours, peut justifier parfois la prise d’antalgiques simples type Paracétamol.

Lorsque la peau est cicatrisée (environ 10 jours), aucune précaution particulière n’est nécessaire dans la vie de tous les jours ; vous pouvez par exemple prendre l’avion, faire du sport, aller à la plage etc. Si vous souhaitez aller nager, parlez-en à votre oncologue ou hématologue.

Comme pour toute intervention, ou implantation chirurgicale, un certain nombre d’effets indésirables et de complications sont susceptibles de se produire lors de la mise en place ou de l’utilisation du dispositif :

En cas d’apparition d’une rougeur, d’une douleur, d’une irritation ou d’un gonflement au niveau du site implanté, une consultation rapide avec un médecin est nécessaire.

Ces incidents restent très occasionnels.

Le retrait de la chambre implantable ne se fait que sur décision médicale, au bloc opératoire sous anesthésie locale. L’intervention dure environ 15 minutes.

Docteur Patrick JULIENNE
Clinique de TURIN  PARIS 8ème

Page mise à jour le : 29/09/2015