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INTERVIEW DE M. Hassan BENLAHMAR, manipulateur d’imagerie médicale à la Clinique TURIN | Publié le 15/12/2020

Deux ans après la mise en route du deuxième IRM de la Clinique TURIN, nous donnons la parole à M. BENLAHMAR, manipulateur à la clinique depuis plus de 10 ans.

  • Quelle est votre fonction ?

Je suis manipulateur d’imagerie médicale et de radiologie thérapeutique, c’est le titre donné au professionnel de santé à la fois soignant et technicien qui réalise sur prescription médicale, des clichés radiologiques, des scanners, des IRM, des échographies ainsi que des explorations fonctionnelles. Dans mon champ d’action, je peux aussi  exercer en médecine nucléaire ainsi qu’en radiothérapie en mettant en place  des traitements par rayonnements ionisants radioactifs ou d’autres agents physiques pour l’irradiation des cancers.

  • En quoi cela consiste-t-elle ?

L’activité d’un  manipulateur  d’imagerie médicale consiste à prendre en charge un  patient à le préparer psychologiquement et physiquement à l’examen et à lui injecter éventuellement un produit de contraste par voie intraveineuse. Cette prise en charge a pour but soit l’obtention d’une imagerie à visée diagnostic  soit la délivrance d’un rayonnement  à visée thérapeutique. C’est aussi un technicien qui doit assurer une veille technologique des équipements (s’informer en permanence des avancées) ainsi qu’une protection des risques liés aux rayonnements ionisants (rayons X, champs magnétiques, isotopes radioactifs).

  • Quel a été votre parcours pour devenir manipulateur d’imagerie médicale ?

Apres l’obtention d’un baccalauréat Scientifique option (Physique Chimie), j’ai candidaté sur dossier  à l’ENCPB (l’Ecole Nationale de Chimie Physique et Biologie) pour un Diplôme de Technicien Supérieur en Imagerie Médicale et Radiologie Thérapeutique, c’est une des voies l’autre étant le Diplôme d’Etat auquel on accède après un concours. Les études durent 3 ans et s’alternent entre cours et pratiques en hôpital, clinique ou cabinet.

  • Pourquoi avoir choisi ce métier ?

Jeune lycéen, j’étais  passionné par la physique, la chimie et la biologie et je me destinais à des études d’ingénieur mais, d’un autre côté, je voulais m’orienter vers une profession de santé c’est ainsi que j ‘ai choisi cette activité qui lie à la fois le métier de soignant  par la réalisation des examens et le côté technique avec le traitement informatique complexe pour les reconstructions multi-planaires 3D et la fusion d’images entre autre. Le plus appréciable c’est de participer à un diagnostic ou à  un traitement et d’avoir un savoir-faire étroitement lié aux avancées technologiques.

  • Depuis combien de temps êtes-vous à la Clinique TURIN et pourquoi y êtes-vous resté fidèle?

J’exerce à la Clinique Turin  depuis l’ouverture de son service IRM en  Janvier 2009. Doté aujourd’hui de deux IRM, nous sommes le seul établissement à pouvoir prendre en charge jusqu’à cent patients  par jour et le seul centre à réaliser tout les types d’examens que cet équipement permet .

En effet, nous effectuons des examens des zones ostéoarticulaires, abdominales, pelviennes ,verge, testicules, mammaires, cardiaques, cérébrale… Au fil des années, ma hiérarchie m’a fait confiance en me confiant la gestion des plannings, de l’économat, de la pharmacie, de la maintenance des équipements ainsi que le recrutement des collaborateurs.

  • Qu’est-ce qui vous plait le plus dans votre quotidien ?

Travailler dans un établissement avec autant de spécialités que la Clinique TURIN permet la réalisation en routine d’un panel d’examens très large en collaboration étroite avec des radiologues et des cardiologues. A la pointe de la technologie par le choix d’équipement hyper sophistiqué, notre environnement de travail permet une aisance et une prise en charge optimale des patients.

  • Quelles sont vos perspectives d’avenir et  les évolutions du métier de manipulateur d’imagerie médicale ?

Après quelques années de pratique et une formation de cadre de santé, il peut évoluer vers des fonctions d’encadrement de service ou de formateur en institut de formation. Le manipulateur peut également devenir ingénieur d’application ou commercial pour les constructeurs, physicien médical ou postuler pour une licence professionnelle de Gestion des structures sanitaires et sociales.

  • Que diriez-vous  pour donner envie aux jeunes étudiants de faire ce métier ?

Le manipulateur est un maillon  essentiel de la chaine des soins à la fois soignant et technicien, il a une multitude de spécialités  pour exercer (Radiologie, IRM, Scanner, Radiothérapie, Echographie, Médecine nucléaire, Explorations fonctionnelles). La profession ne connaît pas de chômage. La demande croissante en examens médicaux et l’augmentation du nombre des structures offrent des perspectives d’emploi  pour les jeunes diplômés. Les nouveaux traitements (Radiothérapie), le développement des équipements et des techniques, offrent des perspectives de changements tout au long d’une carrière. On manque même de manipulateurs d’imagerie médicale !